Le sensei et ses élèves

Récemment, je regardais une émission de télévision, l’animateur conversait avec une vedette d’un téléroman  et à un moment donné, il le questionna sur l’activité  qu’il faisait  pour se relaxer pendant qu’il travaillait à une pièce de théâtre.  L’autre lui répondit qu’il pratiquait le Karaté. L’animateur lui demanda  alors si le fait d’avoir pratiqué un art martial pendant des années lui avait aidé dans sa carrière, l’autre lui répondit que la pratique martiale demande le respect total entre le professeur et l’élève.  En développant cette faculté, il a su rehausser d’un cran la qualité de son travail, en fait beaucoup plus haut que la plupart de ses collègues de travail.

 

Sa philosophie était basée sur le respect et la confiance qu’il  avait envers son professeur.  Il vouait à son sensei une confiance sans borne, et parce que le sentiment était mutuel, alors un sentiment de confiance mutuelle se développa et le pratiquant a pu se s’améliorer dans une atmosphère sereine et sécuritaire. 

 

Le sentiment qu’il avait pour son professeur, expliquait le comédien, s’est transporté dans la relation qu’il avait avec son public. Il croyait que le respect qu’il avait développé avec son professeur avait aidé à créer une relation de confiance entre son public et lui-même.   Ce sentiment qu’il avait envers son professeur lui avait aidé à faire la même chose avec son public, comme si ce dernier était son disciple. Cette déclaration avait vraiment impressionné l’animateur. Je me suis aperçu à ce moment-là que l’animateur n’avait pas été initié au respect qui est si important dans la pratique des arts martiaux. Il n’avait jamais eu l’occasion de mettre toute sa confiance dans l’enseignement d’un leader.  Il était facile de comprendre la fascination qu’il avait pour un pratiquant d’un art martial. Par contre, il était difficile pour lui de concevoir la vision d’un pratiquant d’un art martial envers son professeur.   

 

Lorsque le respect est mutuel, il est plus facile de pratiquer en harmonie.  On connaît des multiples exemples sur des compétiteurs qui furent excellents sous la tutelle de leur entraîneur.  Il est difficile de retrouver cette sensation de confiance quand le lien qui relie un entraîneur et un athlète est brisé.  J’ai déjà connu des athlètes de très haut niveau qui était très désemparé s’il se trouvait que leur entraîneur n’était pas là pendant leur performance. 

 

Malheureusement, certains instructeurs ne sont pas intéressés à respecter leurs élèves.  On a tous connu des supposés professeurs qui s’amusaient à abaisser ses élèves afin de s’élever eux-mêmes plus haut que tout le monde.  Je me rappelle que l’un d’entre eux me aimait répéter cette expression ‘Des élèves est comme des clous  que l’on a plantés dans une boîte, si l’un d’entre eux s’élève plus haut que les autres, le professeur doit le frapper plus fort pour qu’il devienne comme les autres élèves’.  Sur le coup, je fus confus devant de tels propos, finalement j’ai compris que cet homme ne respectait pas du tout ses élèves.   En parlant avec ces derniers, je compris qu’eux non plus ne le respectaient pas.

 

Pourquoi ces soit disant instructeurs  entretiennent cette attitude ?  Pour beaucoup de raisons : soif de puissance, frustration ou/et peut-être par pure méchanceté, il est difficile à dire.  Il serait intéressant que quelqu’un fasse une recherche sur ce sujet.

    

En développant une atmosphère de supériorité, on crée une illusion d’une harmonie. En fait, cette dernière est très éphémère,  pendant un court lapse de temps, on peut se penser seul maître au sein d’une organisation, mais tôt ou tard, si le respect n’existe pas entre les différents échelons de l’organisation,   cette dernière est vouée à la division.  Vous me direz que toute division est normale dans une organisation.  Vous avez raison, mais même s’il y a une division, le respect devrait  être présent.  Et souvent, on peut voir l’élève renier son professeur et vice versa.    

 

On a tendance à croire que la réussite d’un leader se fait au détriment des autres, on sait aujourd’hui que tout succès se fait par l’entremise d’une équipe qui sait travailler harmonieusement et sans cette esprit d’équipe, on ne peut pas espérer à prospérer. 

 

La société nous donne deux signaux à ses membres : Pour ceux qui veulent réussir dans la vie, foncer dans  le tas en bousculant toutes personnes sur son passage et ne pas regarder en arrière, en conclusion  il faut arriver au but final qu’importent les moyens que l’on utilise.  L’autre signal est qu’il faut vivre  en harmonie avec nos voisins et respecter les limites de sa liberté et des autres. Comment faire pour arriver à nos buts en choisissant ces deux voies ?  Impossible, l’un n’est pas compatible à l’autre.

 

Souvent, on discute sur le manque de respect que la société semble demander aux gens qui veulent réussir dans la vie.  On dirait qu’aussitôt qu’ils ont atteint l’adolescence, on  demande à nos prochains leaders de faire fi de tout ce que l’on a essayé de leur impliquer depuis leur plus jeune âge et de foncer dans la vie et de réussir qu’importe le prix  à  payer pour arriver au but.

 

Il y a naturellement une conséquence à une manière de pensée.    Refus d’obéissance à l’autorité, augmentation du taux de criminalité juvénile,  augmentation de la population des sans-abris etc etc.  En bref, c’est l’anarchie.      

 

Pour un pratiquant d’un art martial,  l’initiation au respect peut se faire de plusieurs façons, de la manière subtile jusqu’à la méthode brutale (militaire).  Chaque  école possède sa propre philosophie sur le respect.  Personnellement, j’ai connu plusieurs  façons de penser car j’ai beaucoup voyagé dans ma vie et j’ai rencontré des instructeurs qui m’expliquaient  leur philosophie de l’enseignement.  Certains d’entre eux se plaisent à expliquer que leurs élèves étaient simplement des pions sur leur échiquier pour leur progression de l’accession du pouvoir. Ils considèrent que le succès de leurs élèves est strictement à cause de leur travail sur eux et que ces derniers ne méritent pas la gloire qui vient avec le succès (grade, victoires en compétition et/ou succès dans les affaires).  Que dire de ces gens ? Seulement que cette gloire n’est qu’éphémère et que la vérité jaillira à un moment donné.

 

Les instructeurs savent qu’ils ne sont qu’un instrument pour améliorer les performances de ses élèves.  Le but de tout professeur est que l’élève reflète l’enseignement qu’il a reçu et qu’un jour il le dépasse.  Le mot sensei en japonais ne veut-il pas dire celui qui est en avant ?  Pendant mes cours, j’emploie quelques fois l’analogie du guide dans un sentier dans la forêt; le guide sait quel chemin prendre pour arriver à la destination, on n’a qu’à le suivre pour nous empêcher de faire fausse route.  Certains guides (senseis) ne laissent pas aux autres la chance d’expérimenter des différentes expériences, ils disent qu’il faut suivre leur trace sans regarder à côté.  De ma part, je crois qu’il est préférable de laisser les gens tenter des aventures et qu’ils comprennent par eux-mêmes qu’ils ne sont pas dans la bonne direction, mais qu’avec un peu d’effort, ils pourront reprendre la bonne direction en vous suivant.

 

C’est en expérimentant que l’on comprend mieux

 

Prenons par exemple, quelqu’un qui débute dans le merveilleux monde de la compétition. L’athlète me demandera s’il devrait tenter l’expérience, je lui dis que ce serait une bonne expérience et que ce serait un atout de plus dans sa carrière et qui sait il pourrait connaître du succès.  Notre futur champion sera très enthousiaste à ses débuts et prêt à affronter Goliath s’il le fallait.  En sachant que l'on respecte son choix, qu'importe s'il décide ou non de compétitonner, l'élève comprendra que l'on a considéré sa décision et une confiance mutuelle s'installera entre le sensei et l'élève.  

 

C'est la même chose pour l'acheminement d'un karatéka (technicien) qui ne veut pas nécessairement compétitionner.  En adoptant une attitude honnête et transparente, un sensei n'aura rien à prouver et attirera des élèves de qualité qui le suivront longtemps.

 

Le sensei véritable se démarque d'un simple instructeur par la connaisssance  et l'expérience qu'il possède et de la manière qu'il transmet cette information.  Le respect de l'élève vient de lui-même quand il comprend que le sensei sait vers quelle direction il va et qu'il est libre d'expérimenter car il sait que son professeur sera là pour l'attendre afin d'aller plus loin ensemble dans le chemin de la maitrise du karaté.

 

Alain Martin 

3 novembre 2010

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