Histoire du karaté Shotokan 

 

Du début à aujourd’hui

 

Du Japon jusqu’au Québec

 

 

 

Avant-propos

Je vais essayer d'expliquer un peu à ma façon l'histoire que je connais du Karaté Shotokan, plus particulièrement avec une sensibilisation sur les organisations et les senseis du Québec.  Je m'excuse à l'avance des erreurs que je pourrais faire.  Je ne suis pas un historien, simplement un fanatique de Karaté Shotokan. Si vous n'êtes pas d'accord avec ce document, n'hésitez pas à communiquer avec moi, il me fera plaisir de voir votre point de vue.

 

Alain Martin

 

Courriel : nialamartin@hotmail.com

 

 

 

 

 

Au tout début

Le fondateur du karaté Shotokan est sensei Gichin Funakoshi, (1868-1957), né sur l'île d’Okinawa, Il eut principalement deux professeurs, Azato et Itosu.   Ces derniers avaient un karaté différent. L’un avait un karaté souple et rapide et l’autre plus dure et plus physique. C’est avec l’influence de ces deux professeurs que sensei Funakoshi créa le karaté Shotokan. Mais ce ne fut pas si simple, beaucoup de temps s’écoulèrent pour arriver au Karaté que l’on pratique aujourd’hui.

 

Sensei Funakoshi était un professeur de littérature classique chinoise. Donc, il était éduqué et ce poste était prestigieux au sein de la société de l’île d’Okinawa. Un jour, lorsque le futur empereur du Japon vint les visiter, les autorités d’Okinawa demandèrent une démonstration de la culture des gens de l’île. Les japonais sont très friands des arts martiaux, il fut logique qu’ils demandèrent à une personne possédant un poste de prestige de performer devant le prince et sa suite. Sensei Funakoshi fit cette démonstration et le prince souhaita qu’une autre démonstration soit organisée à Tokyo. Flatté, sensei Funakoshi partit pour Tokyo et fit cette démonstration.

 

 

Arrivée de sensei Funakoshi au Japon 

À Tokyo en 1921, après la démonstration, plusieurs personnes lui posèrent des questions afin de connaître  ce nouvel art martial. L’une de ces personnes était sensei Kano, créateur du Judo. Il demanda à sensei Funakoshi combien de temps ce dernier allait-il passer à Tokyo ? C’est à ce moment que sensei Funakoshi réalisa qu’il était la personne idéale pour propager le karaté au Japon. Car, se demanda-t-il, qui pourrait le faire à sa place ? C’est ainsi qu’à l’âge de cinquante-trois ans, sensei funakoshi laissa sa femme et ses enfants, son travail prestigieux et ses professeurs pour enseigner le karaté.   Est-ce du courage ou de l’inconscience ?   À vous de jouer. Mais s’il ne l’avait pas fait, je n ‘aurais pas connu le karaté. Merci sensei.

 

 

Le karaté intègre les Universités 

Sensei Funakoshi eut la géniale idée de concentrer son enseignement dans les universités. Son enseignement était axé sur les techniques et les katas, il pensait que le karaté était trop dangereux pour encourager la pratique du combat, puisse que son karaté était un art martial et non un sport. Il enseignait que chaque coup devrait être mortel, alors comment enseigner le combat sans se faire mal. Certains élèves pensèrent qu’ils pourraient organiser des rencontres   sportives entre eux et même dojos. Lorsque sensei Funakoshi apprit cela, il refusa simplement d’enseigner à cet endroit. Certains élèves allèrent vers d’autres arts martiaux pour satisfaire leur désir de combattre. Par exemple, certains décidèrent d’aller pratiquer avec un autre professeur qui préconisait un karaté beaucoup plus physique. Un autre élève possédant une grande connaissance du Ju-jitsu, décida de quitter son professeur et de mélanger des éléments cet art martial et le karaté pour créer le style Wado-ryu, art axé sur l’esquive. Le wado est peu connu au Québec.

 

Il faut savoir que la notion de style était inconnue à ce moment-là. Même le mot karaté était peu répandu, à Okinawa on utilisait le mot qui veut dire simplement mains. À Okinawa, l’enseignement était personnalisé et non en groupe. Donc souvent en maitrisant la technique de té, on développe sa propre technique. En enseignant à Tokyo, sensei Funakoshi se trouva devant le dilemme d’enseigner à de gros groupes, donc, il dut enseigner de manière globale et uniforme, on pourrait dire que ce fut presque une méthode militaire.

 

 

L’avènement du Shotokan et des premières associations japonaises

Au bout d’un certain temps, certains élèves, ayant gradués de l’université, décidèrent de bâtir leur propre dojo. Ses élèves décidèrent de nommer leur école, le Shotokan Shoto étant le nom de plume de sensei Funakoshi lorsqu’il écrivait des poêmes et Kan veut dire école, donc maison de shoto. Donc, il y avait un enseignement dans les universités et dans le dojo Shotokan. Les universitaires commencèrent à expérimenter avec le combat et même la compétition. Les universités créèrent la JKA (Japan Karaté Association) et les élèves du dojo Shotokan créèrent l’association Japan Karaté Shotokai (kai = association). Sensei Funakoshi fut nommé instructeur-en-chef des deux associations. Ce dernier approuva l’existence des deux organisations.

 

 

La deuxième guerre mondiale et l’intérêt des Américains

La deuxième guerre arriva et le dojo shotokan fut détruit par les bombardements américains. Avec la capitulation japonaise, les américains demandèrent que la pratique des arts martiaux fut interdite (je viens de voir une interview en vidéo de sensei Nishiyama, élève de sensei Funakoshi à ce moment-là, et il affirme que l’interdiction de la pratique des arts martiaux par les américains était une rumeur !). Curieusement, le karaté ne fut pas affecté par cette décision. Car ils pensaient que le karaté était plus une danse qu'un art de combat.  Même que les autorités militaires américaines demandèrent une démonstration des arts martiaux, sensei Funakoshi et ses élèves furent choisis.   Les américains avaient un vif intérêt pour les arts martiaux, ils demandèrent aux japonais de leur enseigner. On peut facilement comprendre que certains d’entre eux eurent des réticences à enseigner leur art martial à leurs conquérants. La JKA décida de leur enseigner.

 

 

La compréhension du corps humain

En enseignant aux américains, les japonais ont fait face à une autre mentalité. En effet, les américains avaient l'habitude de toujours poser des questions sur tous les sujets.  La mentalité japonaise est inverse, on doit faire les techniques en les faisant des milliers de fois et ensuite on pourra comprendre comment on peut la faire.  Les américains voulaient comprendre tout de suite. Également, les américains avaient différents types de corps. On n'a qu'à penser aux gens qui pratiquent le football américain,  On peut voir le contraste avec un japonais moyen.  Les japonais sont bâtis presque de la même manière, dons il était très facile d’enseigner de la même manière pour tout le monde. Avec leurs nouveaux élèves, ils durent trouver les moyens de comprendre comment fonctionne le corps humain. Ils décidèrent de créer un cours d’instructeurs avec les meilleurs éléments provenant des universités.

 

 

L’arrivée du karaté en Amérique et dans le monde

Quand les nouveaux karatékas américains quittèrent le Japon pour retourner aux USA, certains d’entre eux décidèrent de créer des dojos aux États-Unis, d’autres par contre demandèrent à la JKA de leur envoyer des instructeurs. C’est ainsi que Oshima devint le premier instructeur japonais aux USA en s’installant à Los Angeles, Californie.

 

Par après, Hidetaka Nishiyama prit sa place.   Ensuite Okazaki alla à Philadelphie, plusieurs instructeurs suivirent. Par exemple Mori à New York, Kaze en France. Kanazawa et Enoeda en Angleterre, Shirai en Italie, etc.

 

 

Le karaté Shotokan au Québec 

Au Québec, le karaté Shotokan fut initié par sensei Anastasiadis dans les années cinquante. Ce dernier eut comme élèves Pierre Joyal, Raynald Leboeuf, Yves Beaudin, Yvon Plante, etc.   Ils étaient membres de la JKA et avait comme instructeur responsable Sensei Okazaki de Philadelphie. Après un certain temps, un groupe de québécois, ayant comme leader Pierre Joyal, décidèrent de quitter la JKA pour décider de leur futur.

 

J'aimerais bien savoir ce qu'est devenu sensei Anastasiasi, car il semble avoir disparu.  Si vous saviez quelque chose à ce sujet, svp  communiquez avec moi car j'aimerais beaucoup l'inviter dans mon dojo et faire connaître ce maître à mes élèves. J'aimerais m'entraîner avec lui,  car je l'ai fait à quelques reprises et chaque fois, ce fut mémorable.  (mon courriel est nialamartin@hotmail.com )         

 

 

Deux visions 

Au Québec, deux groupes se partageaient le leadership du karaté Shotokan. Le premier avec sensei Pierre Joyal comme président préconisait une association dirigée par des québécois, l’autre groupe mené par sensei Yves Beaudin, voulait suivre la trace des instructeurs japonais, principalement sensei Okazaki de la JKA de Philadelphie.

 

Pierre Joyal et la Fédération québécoise de Karaté 

Pierre Joyal eut comme élèves, André Ouimet, Raynald Campbell, Normand Turmel, Benoit Joyal, André Sévigny, Sylvain Lagacé et plusieurs autres. Ce groupe se joignit à la Fédération québécoise de Karaté.

 

Pavaliu et Beaudin (Karaté populaire du Québec)

L’autre groupe de québécois, mené par Émil Pavaliu et Yves Beaudin, créa l’association Karaté populaire du Québec. En 1978, karaté populaire du Québec fut mandaté pour organiser le championnat canadien et le Pan-Am. Les dirigeants de Karaté populaire du Karaté louèrent le vélodrome pensant le remplir de spectateurs. Malheureusement, les deux championnats furent organisés presque deux semaines d’affilées et pendant un très beau mois de mai dans le beau Vélodrome  (très dispendieux). Ce qui eut comme résultat une absence totale de spectateurs. Karaté populaire du Québec dut disparaître.

 

 

L’apparition de l’AKJQ 

L’association québécoise de Karaté japonais (AKJQ) fut créée pour prendre la relève. En 1978, sensei Okazaki créa l’association l’international shotokan karate federation (ISKF) et l’AKJQ devint membre de l’ISKF. Cette dernière était une organisation parallèle qui restait membre de la JKA. Ce qui a semé la confusion, je dois l’avouer.

 

 

Le Shotokan n’est plus le seul style au Québec

Au même moment, d’autres styles de Karaté s’implantaient tout partout dans le monde, le shotokan simplement le premier à le faire et à être présent dans le monde entier. Au Québec, il y avait le shito-ryu, le chito-ryu, le shorin-ryu, le kyokushin kai. Le chito-ryu québécois fit face à un problème particulier parce qu’il pratiquait aussi des techniques provenant du style shotokan. Les pratiquants du chito-ryu utilisaient des positions qui ressemblaient à se méprendre à celles du shotokan de l’école JKA. Chitose sensei, maître fondateur du style chito-ryu, vint au Canada et remarqua les différences fondamentales du Karaté chito-ryu japonais et canadien. N’ayant pas apprécié ce fait, un nouvel instructeur-chef pour le Canada fut nommé et eu comme mandat de remettre le karaté chito-ryu dans le bon chemin.

 

Certains instructeurs québécois voyant que leur karaté ne correspondait pas au standard japonais décidèrent de suivre la nouvelle voie du chito-ryu traditionel japonais, avec Jean-Noël Blanchette comme leader. D’autres décidèrent de continuer à pratiquer le chito-ryu même si leur karaté ne correspondait pas au chito-ryu international. D’autres décidèrent de se joindre à la JKA, ayant comme leader Chanh Chau Tran troisième dan. Ce dernier demanda à sensei Nishiyama de Los Angeles de leur envoyer un instructeur pour devenir membre de la JKA. C’est de cette façon que sensei Toru Yamaguchi vint la première fois au Québec. Suite à sa visite, Chanh Chau Tran devint 3ième dan, Jean-Pierre Cusson, 2ième dan, Jean-Marc Landry 2ième dan etc.   Ces personnes créèrent l’association de karaté amateur du Québec (AKAQ) et cette dernière était membre de la JKA par l’entremise de sensei Nishiyama de Los Angeles.

 

 

Confusion et querelles

Donc au Québec, il y avait deux organisations qui représentaient la JKA, soit l’AKAQ et l’AKJQ. Encore plus de confusions et ce n’est pas fini.

 

L’AKAQ demanda à sensei Yamaguchi de leur trouver un instructeur japonais. C’est ainsi qu’arriva sensei Yasuo Sakurai, 4ièmedan, arriva au Québec vers 1980 pour être instructeur en chef de l’AKAQ et représentant de la JKA au Québec. Le dilemme est que l’AKJQ et l’AKAQ ne s’entendaient pas. Un autre problème, dans l’AKJQ seuls les instructeurs japonais (comme Okazaki) pouvaient donner la ceinture noire aux candidats, alors que sensei Sakurai (demeurant au Québec et membre de l’AKAQ) pouvait le faire. Même s'ils étaient de même grade, les instructeurs québécois membre de l'AKJQ ne pouvaient pas accorder une ceinture noire à leurs élèves. On peut comprendre leur frustration.

 

Vers l’année 1983, sensei Sakurai décida de retourner au Japon pour raisons personnelles. Un autre instructeur a pris la relève, sensei Yutaka Katsumata, 4ième dan devint l’instructeur chef de l’AKAQ.

 

Sensei Sakurai revint au Québec, et après un certain, il alla s'établir à Vancouver, Colombie-Britannique. 

 

(début d'une petite parenthèse)

 

En 1978, en Angleterre, sensei Kanazawa, un instructeur de haut niveau décida de quitter la JKA pour créer le Shotokan Karate International (SKI). Une nouvelle manière d’enseigner était à l’origine du litige.   En effet, ce dernier apportait sa touche personnelle aux techniques et aux katas. Ce qui n'était apprécié du dojo central de Tokyo. Au Québec, un groupe, ayant comme leader Robert Pleau, qui pratiquait le chito-ryu (mélangé au shotokan), décida de se joindre au SKI. Après plusieurs années, (vers 2003), Robert Pleau décida de se concentrer sur un karaté sportif et délaissa le karaté traditionnel. Il quitta la SKI (qui s’appelle SKIF maintenant) pour entraîner les athlètes qui voudraient compétitionner au sein de la Fédération Mondiale de Karaté, organisme axé surtout sur la compétition.

 

Quelques années plus tard, Robert Pleau décida de quitter le monde du karaté.  

 

 

Un autre groupe fit bande à part et se joint l’organisation de sensei Oshima de Los Angeles et créa le Shotokan Karate of America. Ce groupe ne se mélange pas aux autres.

 

(fin de la petite parenthèse) retournons au problème de la JKA au Québec.

 

En 1987, sensei Nakayama, instructeur-en-chef de la JKA, décéda. Cette organisation décida qu’une équipe de trois personnes prendrait la direction. Vers l’année 1991, deux groupes se créèrent (la faction Asai et la faction Shoji). Au bout de certain temps, l’inévitable confrontation arriva et l’une et l’autre des factions s’accusèrent mutuellement d’avoir tenté une prise de contrôle illégale.

 

La dispute alla en cour de justice japonaise et dura plusieurs années. Pendant ce temps, les deux factions se proclamaient l’organisation officielle représentant de la JKA. À la fin, le groupe Shoji reçu l’approbation de la cour et l’autre groupe dut se trouver un autre nom. La plupart des membres demeurèrent avec sensei Asai et appelèrent leur nouvelle association, Japan Karate Shotorenmei. Sensei Mikio Yahara forma la Karatemomichi world federationsensei Abe créa Japan Shotokan karate association, Yamaguchi Toruh créa la Japan shotokan karate Todokai federation etc. (la organisation deviendra importante puisce que je me suis joint à elle quelques années plus tard. Le groupe de l’AKAQ se sépara en deux, sensei Katsumata et ses élèves se sont joints au groupe de sensei Asai, tandis que celui de Chanh Chau Tran fut indépendant pour un certain temps et réussi à retourner dans la JKA pour un court temps seulement.  Comment il s'est pris, je ne sais pas et je ne veux le commenter .  Je sais que son retour dans la JKA a été bref et qu'il s'est joint à la SKIF peu après son départ de la JKA.

 

 

 

Représentation de la JKA au Québec

Pendant que les deux factions s'affrontaient au Japon pour déterminer qui serait l'organisation qui dirigerait la JKA. Au Québec, sans savoir qu’il y avait un problème au pays du soleil levant, un mouvement de discorde débuta dans l’Association de Karaté amateur du Québec. Les ceintures noires de l’AKAQ, avec comme leaders Jean-Pierre Cusson et Jean-Marc Landry, pensaient qu’ils n’étaient pas assez impliqués dans les décisions de l’association. Ils décidèrent de créer une association de ceintures noires au sein de l’AKAQ. Naturellement, le leader de l’AKAQ, Chanh Chau Tran, n’accepta pas cette situation et une guerre de tranchées débuta entre les ceintures noires et le leadership de l’AKAQ. Les deux groupes se disaient représentatifs de la JKA.

 

Afin d’expliquer la situation à la JKA, Jean-Pierre Cusson et son groupe allèrent dans la ville de New-York pour rencontrer sensei Mori, représentant de la JKA. C’est à ce moment-là qu’ils comprirent des problèmes de la JKA au Japon. Ils étaient très content de pouvoir se dissocier de l'AQAQ car le groupe de l’AKAQ (Chau Tran) avait choisi de suivre la faction Asai, sensei Mori lui était du groupe Shoji.   Naturellement, le groupe de Jean-Pierre Cusson se sépara totalement de l’AKAQ et se joignit avec la faction Shoji.   Donc, un troisième groupe se disait JKA au Québec.

 

 

Règlement et retour aux sources

Lorsque la faction Asai perdit en cour, tout ceux qui étaient membres de cette association durent créer une association. De même que l’AKAQ ne pouvait plus se dire représentant de la JKA au Québec. Deux groupes maintenant se disent JKA au Québec, soit l’association de Jean-Pierre Cusson et celle de l’AKJQ.

 

Maintenant que la situation judiciaire était réglée, alors la direction de la JKA décida de mettre de l’ordre dans le standard des techniques et des katas. En effet, pendant longtemps, on pouvait noter une nette différence entre certains pratiquants de différents pays. Certains instructeurs développaient un style qui parfois ne correspondait pas aux critères fondamentaux du dojo central du Japon. On décida de revenir aux principes de base de sensei Funakoshi.

 

En 2006, un groupe important de la JKA, La ISKF (Okazaki de Philadelphie), décida de se séparer de la JKA. Ce qui impliqua que le groupe AKJQ se sépara également de la JKA. Donc seul le groupe de Jean-Pierre Cusson est représentant de la JKA au Québec.  Quelques années plus tard, un conflit se créa au sein de l'ISKF et l'AKJQ décida de quitter l'ISKF et de se joindre à un autre groupe ayant comme leader Frank Wan A Tai de Toronto.  La raison de cette séparation est complexe et reste à être étudié.

 

Il est normal et logique que des associations se séparent et se divisent pour mieux évoluer.   

 

 

Actuellement dans le monde

Il existe maintenant, dans le monde entier, de nombreuses organisations qui pratiquent le karaté shotokan.  Nous pouvons affirmer avec que le karaté que nous pratiquons fut le premier à être internationaliser.  En effet, si vous voyagez un peu, vous pouvez être certain que vous trouverez un dojo près de vous qui fait sensiblement la même chose que vous. 

 

De nombreux québécois possèdent un haut grade de karaté.  J'ai rencontré sensei Alain Faucher, qui possède le grade de neuvième dan, surement le plus haut gradé au Québec.  Il a été nommé instructeur le plus haut gradé à l'extérieur du Japon de son association créée par sensei Toruh Yamaguchi.  Beaucoup sont sixième ou septième dan. Certains ont changé d'association avec un grade plus élevé.  Chanh Chau Tran a reçu le grade de septième dan de sensei Kanazawa, leader de la SKIF.  Organisme rival de la JKA. Tout le travail des pionniers comme sensei Anastasiadis a porté fruit. Nous avons maintenant la responsabilité de transmettre l'information à nos élèves.  C'est sérieux.  

 

Lors des compétitions que je participe comme spectateur,  je vois de nouveaux visages et de nouvelles organisations de karaté shotokan.  Certains sont de la Japan Karate Federation, d'autres de sensei Kubota, beaucoup d'instructeurs indépendants.  Et je remarque que le standard des performances a baissé.  Que ce soit en Katas ou/et en combat.  Je pourrais dire que le combat est plus faible, plus spectaculaire mais techniquement faible.

 

 

Et moi dans tout ça 

J'ai été membre de la JKA pendant près de vingt années.  J'ai apprécié cette période.  Elles m'ont permis de rencontrer des grands instructeurs, le plus impressionnant fut sans aucun doute Nishiyama sensei, ensuite Yamaguchi Toru sensei. Le premier par son charisme et la connaissance, le deuxième par son dynamisme.  Le troisième fut Dalke sensei de l'American JKA karate.  Après vingt-cinq années dans la JKA, il décida qu'il était temps de décider de lui-même de la direction de son karaté.  Sensei Dalke se retire peu à peu du monde de l'enseignement et c'est son élève, sensei Edmond Otis, huitième dan qui a pris sa relève. 

 

Après avoir été sans affiliation pendant quelques mois,  j'ai appelé  sensei Ray Dalke, instructeur en chef de l'american JKA, l'une des premières organisations à quitter la JKA car je me suis souvenu de l'avoir vu sur la première page du magazine Black belt.  Après avoir conversé avec lui au téléphone  pendant un long moment, il m'invita à venir en Californie s'entraîner avec ses élèves et c'est ce que je fis et peu de temps après, je passai troisième dan.  C'est à ce moment que je vis pour la première fois Otis sensei.  Il était à ce moment cinquième dan.  Il m'impressionna par la qualité de ses techniques.  Quelques années passèrent et je devins quatrième dan.  Aujourd'hui, Dalke sensei a pris sa retraite et c'est  Otis sensei qui a pris la relève de la direction de l'AJKA en Amérique du nord.  Otis sensei possède une connaisssance profonde du shotokan et sa générosité pendant un entraînement est impressionnante. Ce dernier est venu au Québec en 2004 (je ne suis pas certain de l'année), et je dois dire que ce fut le stage le plus enrichissant que j'ai fait de toute ma vie.

 

Je suis presque indépendant maintenant,  j'aimerais m'impliquer plus sérieusement de nouveau dans une association sérieuse.  Une me vient à l'esprit et c'est l'association mondiale de karaté shotokan (AMKS ou WSKA en anglais),  sa représentante au Canada est l'association canadienne de karaté shotokan (ACKS ou CSKA en anglais).  Le siège social de l'ACKS est à Calgary.  Son président est Henratty John sensei, huitième dan.  Une autre organisation m'attire, son nom est SKDUN (Shotokan Karate do Uited Nations).  J'ai parlé à son président longuement et nous avons les mêmes idées sur ce que devraient être une  bonne technique.  Comme moi, il n'aime pas la direction que la Fédération Mondiale de Karaté va.  Allez sur Utube et faîtes wkf karate competition scorpio kick et vous m'en direz des nouvelles.  Donc, ces deux organisations m'intéressent.  Je dois en choisir une, peut-être que plus tard je choisirai les deux.  La SKDUN est attirante parce que notre représentant Todokai en France me l'a fortement recommendé.  Participer à un championnat mondial de karaté m'attire beaucoup et j'aimerais bien organiser un championnat québécois, canadien et peut-être mondial ici même au Québec.  Je sais qu'il y des organisations qui aimeraient s'impliquer car ils voudraient échanger avec des organisations du monde entier.  Il nous faut un leader, suis-je cet homme ?  L'avenir le dira. 

 

 

Dernièrement, j'ai fais venir sensei Alain Faucher à mon dojo pour qu'il puisse nous expliquer son karaté.  Il a été très influencé par sensei Yamaguchi, mais il a aussi fait le cours d'instructeur de la JKA donné à Philadelphie, donc il a été enseigné par des très grands senseis, comme Yaguchi, Nakayama, Okazaki et beaucoup d'autres.  À cause d'un problème politique, il décida de quitter la JKA et de suivre les enseignements de sensei Yamaguchi.  Il a été nommé instructeur en chef de la Todokai suite au décès de sensei Yamaguchi.  Après de multiples entraînements au Japon et au Québec avec Yamaguchi sensei, ce dernier décerna le grade de 9ième dan à Alain Faucher sensei.  Je connais le haut standard de Yamaguchi sensei et c'est un véritable exploit de réussir l'examen de ce niveau.

 

 

Après la visite de sensei Faucher, les ceintures noires et moi avons décidé de faire la demande de devenir membre de la Todokai.  Nous avons été très impressionnés par la profondeur des connaissances de sensei Faucher et surtout du côté humain de sa personnalité lorsqu'il enseigne. 

  

 

J'ai su aujourd'hui que Anastasiadis sensei est décédé.  Il nous a quitté pendant le printemps 2016.  Cette homme me manquera.  Il représentait pour le vrai sensei, il a été un modèle pour moi.  Il personnifiait l'intégrité.  Je l'ai rencontré pour la première fois quand je n'étais que ceinture verte et mon dojo l'avait invité pour nous donner un cours.  Il y avait quelques ceintures avancées et moi.  À un moment donné, les ceintures avancées se mirent à se parler entre eux, sensei les reprimenda en leur disant d'être plus sérieux, je me suis dis ''Wow cet homme est vraiment différent de tout ce que j'avais connu avant.'' Je venais de voir un vrai sensei.  Je me suis entraîné que quatre fois avec lui et chaque fois, ce fut mémorable.

 

Ouss Anastasiadis sensei     

 

 

J'espère que cette petite histoire vous a plu.  J'ai aimé l'écrire.

 

 

Alain Martin

 

 

 

 version du 26 juin 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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